Réponse à un article

Suite à la parution de l’article qui nous était consacré dans le Mag, le responsable de la paroisse haute vallée de la Loue, du plateau d’Amancey et des quatre monts/Epeugney, s’est évidemment trouvé obligé de préciser notre position au sein de la tradition.

Je ne sais s’il faut le remercier, car ses précisions, malheureusement, auront localement un impact négatif, mais il faut avouer que ces quelques lignes dans ce bulletin paroissial, résument bien la position de notre communauté.

Effectivement nous pensons bien avec tous les arguments canoniques et la théologie sacramentelle à l’appui que le siège apostolique est vacant depuis 1958 et que les réformes liturgiques conciliaires dès 1968 ont invalidé l’épiscopat, le sacerdoce, le saint sacrifice de la Messe. Ne restent de valides, à s’en tenir strictement aux rituels réformés, que le baptême et le mariage dans ces cérémonies conciliaires.

Il est donc à souhaiter, la grâce de Dieu aidant, que bien des fidèles, comprennent qu’avec tous ces changements depuis le Concile Vatican II, ils n’ont plus affaire à de vrais évêques, à de vrais prêtres, et que tous les sacrements que ceux-ci sont sensés donner sont invalides.

C’est donc avec raison que le responsable de la « paroisse » composée de tous les clochers du secteur, signe son information: Benoît Decreuse, sans préciser son état, puisqu’il n’est pas  prêtre ayant été «  ordonné » avec un rituel d’ordination invalide.

Par contre, moi-même ordonné par Monseigneur Lefebvre en 1984 qui était un véritable évêque utilisant le rituel romain valide des ordinations, je puis affirmer que je suis le seul prêtre dans tout ce secteur et même au-delà, célébrant la vraie Messe et donnant les vrais sacrements qui découlent du sacerdoce catholique.

Tous ceux qui cherchent à s’y retrouver aujourd’hui et à bénéficier de ce que l’Église à toujours fait, peuvent prendre contact avec nous, frapper à notre porte, à la porte de la Maison Sainte Philomène.

Abbé Michel Marchiset

Voici l’article en question paru dans le bulletin paroissial « au cœur de nos chemins », été 2018, n°35, page 11:

 » Une Communauté sédévacantiste à Chantrans

Un récent article du Mag évoque une communauté religieuse nouvellement installée à Chantrans. Ce prieuré est rattaché au sédévacantisme. Il s’agit d’une mouvance traditionaliste qui considère que les papes qui succédèrent à Pie XII sont des usurpateurs. Peux eux le siège pontifical est dès lors vacant depuis 1958.*

Au delà des qualités humaines des trois religieux présents, et qui ne sont nullement remises en cause, il nous semble important de préciser qu’ils ne reconnaissent pas le concile Vatican II et la vie de l’Église actuelle.

Il ne s’agit pas d’un problème de rite. D’ailleurs la messe de Saint Pie V est célébrée en latin tous les dimanches à l’église de la Madeleine de Besançon par des prêtres reconnus par notre évêque, et ceux qui sont attachés à cette forme peuvent s’y rendre sans problème.

La difficulté vient bien du fait qu’ils remettent en cause les ouvertures réalisées par le concile : dialogue avec le monde contemporain, œcuménisme, église comme « peuple » et non « institution », place et responsabilité des laïcs, interprétation de l’écriture à la lumière de l’histoire, …

 A la différence même de la communauté traditionaliste d’Ecône avec laquelle Rome est en désaccord (fraternité Saint Pie X), les sédévacantistes ne reconnaissent pas les ordinations actuelles. Ainsi, pour eux, la quasi-totalité des prêtres et évêques au service de l’église catholique ne sont pas des prêtres ou des évêques. Dès lors les sacrements que nous célébrons n’ont, à leurs yeux, aucune valeur.

Ces précisions me semblaient utiles. Benoît Decreuse.

  • Voir « sédévacantisme » sur l’encyclopédie Wikipédia sur internet  « 

 

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