5ème dimanche après l’Epiphanie 2017 – abbé Marchiset

Mes bien chers frères, ce cinquième dimanche après l’Epiphanie livre à notre méditation la parabole du bon grain et de l’ivraie.

Comprenons, comprenons bien que c’est dès le péché originel que l’ivraie existe dans le monde. C’est l’œuvre du démon, de l’ennemi. Notre Seigneur l’indique dans cette parabole : d’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ? Demandent les serviteurs. Et le maître de répondre : C’est l’homme ennemi qui a fait cela ».

Et c’est donc bien le démon, mes bien chers frères, ennemi de Notre Seigneur et de son Eglise qui jette la zizanie, vous avez entendu ce terme en latin dans l’Evangile, démon qui divise, qui maintient dans l’erreur et qui inspire, fomente par les ennemis visibles de nos âmes, tous les complots et les complots contre l’Eglise. Alors pour bien s’en pénétrer, il faudrait que vous ayez tous lu, mes bien chers frères, le Traité du Saint-Esprit de Mgr Gaume, ou encore, c’est plus important à lire au point de vue temps de lecture, La conjuration antichrétienne de Mgr Delassus, ce sont trois tomes.

Car depuis le péché originel, depuis Genèse 3/15, deux civilisations s’opposent irrémédiablement : la cité du bien et la cité du mal. Vous savez que Saint Augustin en parle, les deux cités, cité du bien et cité du mal.

Et ce sont alors, comme le dit Mgr Gaume dans son ouvrage Où allons-nous ?, non pas donc pas dans le Traité du Saint-Esprit, mais dans son autre ouvrage, Où allons nous ?  »deux cités, jusqu’ici mêlées ensemble comme les eaux de deux rivières coulant dans le même lit, se dégageant l’une de l’autre avec une activité d’autant plus grande qu’elles approchent davantage de leur séparation finale ».

Par conséquent, mes bien chers frères, bon grain et ivraie croissent ensemble jusqu’à la moisson, mais cités du bien et du mal, nous le constatons, se dégagent aussi l’une de l’autre aujourd’hui avec cette activité dont nous sommes à la fois acteurs et témoins.

Donc je reprends ce qu’il faut savoir à la fois sur le fait d’être acteur et témoin. Acteurs parce que en tant que membre de l’Église militante ayant compris l’existence de ces deux cités, il faut combattre soutenus par la grâce, la grâce de Dieu, pour le maintien de la foi.

Et cela ne se fait pas sans rencontrer de difficultés. Je pense tout particulièrement à la situation dans laquelle nous sommes, alors que, comme j’en ai déjà fait la remarque ce 2 février, pour les deux prises d’habits ici même, ceux qui devraient nous soutenir, non seulement ne le font pas, quelques uns parmi ceux-là, nous causent, il faut bien le dire, des soucis, des ennuis, des problèmes. Et oui, sans nous inquiéter de trop car on se confie au bon Dieu, à la Très Sainte Vierge, mais (ils) cherchent à diviser, et se faisant alors, ils se rendent complices du démon dont la devise, vous le savez bien, est de diviser pour régner.

Donc nous sommes acteurs dans ce combat et puis témoins, car tout en combattant, nous sommes, il faut le reconnaître, nous sommes cependant bien incapables d’arrêter le cours des événements. Nous essayons de ne pas nous laisser toucher par ces problèmes et ces attaques, mais nous sommes bien incapable d’arrêter le cours des événements.

Et c’est donc consternés, comment voulez vous que je trouve un autre terme que celui-ci, nous sommes consternés, nous sommes bien désolé, de voir toutes ces défections, ce sont des défections, causées par soit d’un coté, par le libéralisme dont certains fidèles traditionnels sont atteins ou alors d’un autre côté par des attitudes qui sont ultra rigoristes ce qui n’est pas moins graves pour le salut des âmes.

Alors tout cela, mes bien chers frères, nous fait voir malheureusement comment s’accomplissent les prophéties, annonçant la défection d’un grand nombre. Nous le vivons actuellement, une personne qui répondait à notre appel, soutien spirituel, soutien matériel, qui a été lancé il y a quelques semaines maintenant, me disait, mais force est de constaté que l’on est de moins en moins nombreux dans la tradition. Même si pour certains, de la fausse majorité traditionnelle, il y a des reconnaissances, qui peuvent satisfaire, et réjouir certains fidèles. C’est tout simplement un rapprochement, voir un ralliement déjà virtuel à l’heure actuelle avec cette secte conciliaire, il n’y a pas lieu de se réjouir, je vous en ai fait la remarque, il y a quelques temps, en disant quels sont les fidèles, qui vraiment maintenant avec un esprit catholique, peuvent dire vous posséder les sanctuaires, aux conciliaires, mais nous gardons la foi. Dans la situation actuelle donc des futurs ralliés et qui le sont déjà virtuellement maintenant, et bien ils ne peuvent plus le dire. Parce qu’ils lâchent petit à petit du lest dans ce combat pour le maintien de la foi.

Alors, mes bien chers frères, oui je vous le dis, tout cela nous sommes en train de le vivre et ce sont les prophéties qui se réalisent la défection d’un grand nombre, et déjà donc bien sûr, ce que annonçait l’Apôtre Saint Paul.

Alors, mes bien chers frères, demandons au bon Dieu, à Notre Seigneur, à sa très sainte Mère, à tous les saints, dont nous avons une dévotion particulière, à Sainte Philomène, pour nous ici, aux saints anges, aux âmes du Purgatoire, d’être préservés de cette défection, de cette défection donc qui fait que certains peuvent passer dans la cité opposée, alors qu’ils connaissent parfaitement l’existence de ces deux cités. Et faire tout au moins actuellement le jeu de l’ennemi. S’il ne sont pas encore passé dans le camp de l’ennemi.

Et nous voyons bien que tout cela s’accélère car effectivement, Mgr Gaume à raison de le préciser, ces deux cités se dégagent l’une de l’autre, avec une activité d’autant plus grande, qu’elles approchent davantage de leur séparation finale. C’est à dire de la fin du monde.

Alors, mes bien chers frères, demeurons fermes dans la foi et la morale bien sûr, en ces temps où nous voyons ces deux cités du bien et du mal se dégager de plus en plus rapidement l’une de l’autre. Restons fermes dans ce combat de la foi, et que tout ce que nous faisons, comme l’apôtre Saint Paul le dit aux colossiens, que toutes nos pensées, nos paroles, nos actions, soient faites pour la plus grande gloire de Dieu.

Demandons bien sûr à Notre Seigneur, comme l’Eglise le fait dans l’Oraison Collecte, de nous garder dans cette famille que nous composons par notre baptême, par une continuelle miséricorde, et de nous défendre par sa constante protection, protection qui repose sur la seule espérance de sa grâce. Demandons-le donc comme le formule cette oraison collecte, par l’intercession de la très sainte Vierge Marie, médiatrice de toutes grâces. Ainsi soit-il.

Abbé Michel Marchiset

 

 

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