2ème dimanche de l’Avent 2016 – abbé Marchiset

Mes bien chers frères, dans l’Évangile de ce dimanche, que vous venez donc d’entendre, nous voyons les difficultés que le peuple juif a rencontrées pour reconnaître le Messie. C’est qu’en effet le portrait du Messie dressé par les prophètes n’était plus présent à l’esprit. Et cela s’explique par le fait qu’il y avait du temps de Notre Seigneur une doctrine messianique des démons, et parce que les scribes confondaient, volontairement, les deux Avènements de Notre Seigneur pour que l’on ne reconnaisse pas le Messie en son premier Avènement, sa venue en ce monde.

Les disciples de saint Jean-Baptiste et les véritables Israélites reconnurent Notre Seigneur. Pourquoi ? Parce qu’ils ont écouté son enseignement, parce qu’ils ont reconnu que les prophéties se réalisaient, grâce également, donc vous l’avez compris, aux œuvres et aux miracles de Notre Seigneur, et il ne faudrait surtout pas l’oublier : parce qu’ils furent dans de bonnes dispositions, c’est essentiel. Si j’insiste sur ces points, c’est parce que mes bien chers frères, aujourd’hui, tout cela nous permet, de comprendre pourquoi les clercs de la fausse majorité traditionnelle et tous ceux qui les écoutent, sont dans la plus grande confusion, non pas au sujet du messie, mais au sujet de son corps mystique, au sujet de l’Église, et de la situation actuelle de l’Église.

Doctrine messianique des démons au temps de Notre Seigneur, et alors, aujourd’hui, erreurs sur l’Église et surtout sur l’infaillibilité de l’Eglise ! Au point de confondre la secte conciliaire et sa religion avec la sainte Eglise catholique, de Notre Seigneur.

Or, si l’on écoute et l’on suit l’enseignement de l’Eglise, du Magistère, et que l’on regarde ses œuvres à travers tous les siècles, si l’on est honnête intellectuellement, aimant et désirant toujours la vérité. Et, pour faire le parallèle avec les dispositions des véritables israélites, si l’on est dans de bonnes dispositions, aidé de la grâce de Dieu, écoutant également les avertissements maternelles de la Très Sainte Vierge Marie, l’on ne peut que conclure à la distinction nécessaire entre secte conciliaire et Eglise catholique.

A la méditation de ce passage d’Évangile, par conséquent, si l’on se rend donc compte des difficultés rencontrées par le peuple juif pour reconnaître le Messie, et bien, l’on se rend compte également que les débats actuels sur l’infaillibilité de l’Église, avec les erreurs qui touchent à la foi en l’Église, et bien l’on comprend pourquoi nos contemporains ne reconnaissent pas la véritable situation de l’Église.

Voilà pourquoi mes bien chers frères, j’insiste tant, vous le comprendrez, sur la nécessité de connaître le Magistère de l’Eglise, les principaux actes du Magistère, et puis évidemment d’être vertueux. Je vous ai parlé tout de suite, de l’honnêteté intellectuelle, mais tout cela, rentre dans le cadre de toutes les vertus que nous devons exercer ici bas. Et donc de posséder et de manifester les vertus théologales de foi, d’espérance et de charité, et en ce temps de l’Avent, de manifester également les vertus que nous voyons en saint Jean-Baptiste.

Vous savez que saint Jean-Baptiste est l’une de grandes figures de ce temps de l’Avent avec Isaïe, le prophète Isaïe, et la Très sainte Verge Marie bien sûr.

Par conséquent, pour regarder les vertus que manifestait, que possédait Saint Jean Baptiste, eh bien, je vous livre un passage d’une de ses méditations du père du Pont. Le Père du Pont énumère en effet les vertus de saint Jean-Baptiste : « Puisqu’il sera grand dans les choses que Dieu regarde comme grandes, dit-il, il sera grand en humilité, en obéissance et en patience ; grand par un don sublime d’oraison et de contemplation (…). Plus loin il précise : Il sera d’admirable tempérance (…) ».

Par conséquent, mes bien chers frères, pratiquez l’humilité et réprimez la susceptibilité en sachant accepter les remarques justes qui vous sont adressées pour redresser ce qui est tortueux. Vous avez bien sûr le rappel de tout cela dans ce temps de l’Avent. Redressez ce qui tortueux pour préparer le chemin du Seigneur. Faites preuve d’obéissance à Dieu en observant encore mieux les commandements de Dieu et de l’Église. C’est ainsi, que vous manifesterez cette charité envers Notre Seigneur et qu’« Il viendra à vous et fera sa demeure en vous », comme nous le rappelle là encore le temps de l’Avent. Soyez patients et supportez les difficultés présentes. Saint Paul le dit dans son Épitre aux Galates, c’est le capitule que nous disons régulièrement à l’office de Sexte : « Portez mutuellement vos fardeaux : c’est ainsi que vous accomplirez la loi du Christ ».

Comme autre résolution, pour ce temps de l’Avent, je vous indique également de faire méditation. Prenez le temps, ce ne sera pas du temps perdu, absolument pas ; prenez le temps de faire votre méditation quotidiennement. Vous avez en ce temps de l’Avent des passages de la Sainte Écriture dans votre Missel. Et, puis vous avez certainement d’autres ouvrages, avec d’autres auteurs, des bons auteurs pour faire méditation, alors suivez ces méditations attentivement.

Dans les vertus de saint Jean-Baptiste, que le père du Pont vient de nous énumérer, il y avait aussi la tempérance. Elle était justifiée, mes bien chers frères, car saint Jean Baptiste était consacré au service de Dieu, et il y joignait de grandes mortifications et pénitences. Alors, ce qui vous est demandé, ce qui nous est demandé, tout en étant plus attentifs à la tempérance, faites pénitence et n’oubliez pas les mortifications de ce temps de l’Avent, tout particulièrement, je vous le rappellerai en temps opportun, le jeûne et l’abstinence des Quatre-temps.

Et enfin, mes bien chers frères, demandez à la Très Sainte Vierge Marie, dont nous allons célébrer la Conception Immaculée jeudi, les grâces nécessaires pour manifester ces vertus qui nous permettront de bien préparer la voie à Notre Seigneur Jésus-Christ, et faire une bonne confession pour Noël.

C’est donc avec ces sentiments et dans l’accomplissement des recommandations que je viens de vous donner, que je vous souhaite de continuer ce saint Temps de l’Avent. Ainsi soit-il.

Abbé Michel Marchiset

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